Des ateliers de cuisine - Erik McNicholl
Erik McNicholl

Joueur de poker, je parcours la planète pour jouer dans les plus grands tournois de poker au monde. Je n'ai pas encore réussi à gagner le plus gros montant accordé à ce jour, mais j'y travaille. J'aimerais vous raconter ici toutes les aventures que je vis partout dans le monde. Les cultures différentes auxquelles je dois m'adapter, les personnes merveilleuses que je croise et celles avec qui je partage mon quotidien. J'espère que tous mes billets sauront vous divertir autant que j'aurai du plaisir à les écrire.

Des ateliers de cuisine

Des ateliers de cuisine - Erik McNicholl

C’était avec Richard que j’avais été en contact pour que ma conjointe, ait ce cours de cuisine avec le chef d’un grand restaurant. Elle avait été conquise par l’ambiance et la qualité générale de cet établissement, et comme une passionnée de l’art culinaire qu’elle n’a jamais cessé d’être, elle voulut prendre quelques heures d’initiation avec le restaurateur. Il avait déjà organisé quelques séances avec des gourmets souhaitant apprendre la méthode du chef, et quelques-unes de ses recettes. Comme, depuis un an, il n’avait pas renouvelé ces sessions, j’avais un espoir mitigé quant à la probabilité qu’il accepte de prendre une élève en cours particuliers. Pour aider ma conjointe à avoir plus de chance de concrétiser ce projet, j’ai cherché parmi mes connaissances personnelles, mes relations de travail, et même dans le voisinage, pour trouver une personne susceptible de connaître le maître-cuisinier.

Alexandra avait une amie qui l’avait connu pendant sa jeunesse. Elle ne put rien lui demander, car la jeune femme avait déménagé, et elle n’avait plus eu de contacts avec Henry. J’avais un peu trop espéré un résultat rapide, la déception m’envahit, mais j’ai vite réagi. Sylvaine avait rencontré cet homme pendant une soirée chez des amis. Comme je ne l’avais pas eue depuis longtemps au téléphone, j’ai demandé si son fils avait pu avoir le support du service d'aide aux enfants Québec. Elle m’assura qu’il avait beaucoup progressé. Sylvaine me promit qu’elle en discuterait avec Richard, dont l’amitié avec Henry était profonde et ancienne. J’avais eu, plusieurs fois, des occasions de parler avec Richard, car nous partagions un intérêt pour la pêche et les randonnées, à vélo ou à pied. Nous avions plusieurs fois organisé des fins de semaine ensemble.

Nos conjointes aiment autant que nous le grand air, nous partageons des moments entre amis sympathiques. Tour à tour, nous préparons les repas. Nous reconnaissons tous que ma conjointe est la plus performante, et qu’elle a un don pour créer des plats à partir de quelques ingrédients basiques. Elle arrange des sauces et elle fait revenir des petits oignons avec du miel et du sel aromatisé aux plantes. Elle ne s’en sépare jamais, tout comme de ses épices, le cumin, le paprika et le gingembre. Même si nous louons un logement pour quelques jours avec des ustensiles de cuisine et des casseroles, elle emporte une poêle et un cuiseur à vapeur. Elle nous surprend, et nous adorons la laisser prendre des initiatives en cuisine.