La Biosphère de Montréal - Erik McNicholl
Erik McNicholl

Joueur de poker, je parcours la planète pour jouer dans les plus grands tournois de poker au monde. Je n'ai pas encore réussi à gagner le plus gros montant accordé à ce jour, mais j'y travaille. J'aimerais vous raconter ici toutes les aventures que je vis partout dans le monde. Les cultures différentes auxquelles je dois m'adapter, les personnes merveilleuses que je croise et celles avec qui je partage mon quotidien. J'espère que tous mes billets sauront vous divertir autant que j'aurai du plaisir à les écrire.

La Biosphère de Montréal

La Biosphère de Montréal - Erik McNicholl

La Biosphère, au parc Jean-Drapeau, est un musée étonnant. Déjà par sa structure particulière en tubes métalliques qui offre au regard du visiteur une forme sphérique d’une dimension colossale ; visible de loin, elle devient de plus en plus prenante à son approche. Une fois à l’intérieur, nous voyons une sorte de dentelle métallique qui donne l’impression d’être enfermé dans une cage immense. Et c’est bien là tout l’intérêt de cette exposition dédiée à l’environnement.

Nous y sommes allés avec ma femme et mes enfants, car le devenir de notre biotope est un enjeu majeur pour notre descendance. De plus, le musée est accessible à tous : les adultes y sont sensibilisés aux problèmes importants de l’écologie, et les enfants, par des présentations ludiques, y découvrent les actions et les bons gestes pour la préservation de notre microcosme.

À proximité du dôme géodésique et à l’extérieur, une galerie de photos immenses nous sensibilise aux changements environnementaux qui transforment radicalement le paysage dans des contrées, encore inaccessibles il y a peu. Ces contrées s’étendent jusqu’en arctique à la beauté légendaire où la biodiversité de la faune et de la flore y est dépeinte avec précision et émotion.

Nous ne pouvons que nous émerveiller sur ce qu’emporte avec lui le Vaisseau Spatial Terre, concept présenté par Richard Buckminster Fuller. Et là, nous comprenons que nous sommes à la merci de cet aéronef, qu’il n’y a pas de navette de secours et qu’il faut préserver à tout prix le patrimoine qu’il emporte avec lui. Détruire ce patrimoine, c’est faire disparaître à tout jamais une richesse précieuse qui, de plus, ne nous appartient pas ; car comme le dit Antoine-de-Saint-Exupéry, en citant un proverbe africain : « Nous n'héritons pas de la terre de nos parents, nous l'empruntons à nos enfants. »

À l’intérieur, les animations sont à couper le souffle. Il y a, par exemple, celle intitulée « Façonner l’avenir ». Nous y sommes invités à renouer avec la nature, et on nous incite à s’en inspirer pour faire face aux changements climatiques. C’est un spectacle immersif où nous nous retrouvons entourés d’un écran circulaire sur trois-cent-soixante degrés. Les projections, nous font revivre des moments de l’enfance à aujourd’hui dans une nature belle et protectrice pour nous mener vers une prise de conscience des bouleversements actuels en nous propulsant dans un voyage déroutant.

Je voudrais vous parler aussi d’un jeu animé, le Tic Tac Tox. Il nous dit comment éviter les intoxications avec des produits chimiques qui certes, font partie de notre quotidien, souvent nécessaires à notre vie, car sans eux, pas de papier ou d’acier, pas de carburant pour nos voitures, voire pas de médicaments, mais présentant des dangers pour notre santé. Ce jeu nous permet de comprendre comment limiter les effets néfastes de ces produits.

Plus loin, nous sommes confrontés aux cyclones et typhons. La formation de ces fascinantes tempêtes nous est expliquée par des animateurs scientifiques autour d’un globe terrestre interactif.

Lorsque nous ressortons de la sphère, nous pouvons participer à une chasse au trésor dans la nature de l'Île Sainte-Hélène à travers une série de défis animés. Je ne vous en dis pas plus, à vous de venir découvrir le parcours, muni d’une Bio Trousse et d’un récepteur GPS, fournis sur place, bien sûr !

Je ne veux pas vous dévoiler non plus toutes les surprises que réserve ce musée où l’humain est remis à sa place, face à ses responsabilités et ses difficultés à les assumer. Je veux juste vous mettre l’eau à la bouche.

Rentré à la maison, je suis redescendu dans le quotidien morose où je devais préparer une planification financière personnelle, tâche rendue bien difficile, alors que j’avais la tête encore pleine des merveilles de ce musée et l’esprit encombré de questionnements écologiques.