Les œuvres caritatives - Erik McNicholl
Erik McNicholl

Joueur de poker, je parcours la planète pour jouer dans les plus grands tournois de poker au monde. Je n'ai pas encore réussi à gagner le plus gros montant accordé à ce jour, mais j'y travaille. J'aimerais vous raconter ici toutes les aventures que je vis partout dans le monde. Les cultures différentes auxquelles je dois m'adapter, les personnes merveilleuses que je croise et celles avec qui je partage mon quotidien. J'espère que tous mes billets sauront vous divertir autant que j'aurai du plaisir à les écrire.

Les œuvres caritatives

Les œuvres caritatives - Erik McNicholl

On se sert d’une tirelire familiale pour maîtriser notre budget, et montrer aux enfants comment gérer leur argent. La tirelire est aussi un moyen de dégager une certaine somme qu’on pourra utiliser à des fins caritatives. Pour être tout à fait honnête, les enfants n’étaient pas très emballés à l’idée de faire des économies, donc de renoncer à certaines distractions. Les enfants sont insouciants. Mais en même temps, ils ont un grand cœur. Et si les miens sont devenus enthousiastes pour la tirelire familiale, c’est parce qu’on leur expliquait aussi qu’une partie de l’argent servirait à aider des gens dans le besoin.

Une cause qui réunit la famille

2018 est la troisième année où nous utiliserons la tirelire familiale pour ramasser des sommes à remettre aux bonnes oeuvres. En 2016, on a pu dégager un peu plus de 1 500$. L’année suivante, on a réuni plus de 1 800$. On a toujours participé à de nombreuses œuvres caritatives. On a entre autres fait des dons pour l’association humanitaire, Le Chaînon, L’Accueil Bonneau, etc. Quand j’étais petit, j’avais le cœur triste en voyant, sur le chemin de l’école, des sans-abris dans les rues de Saint-Roch, à Québec. J’aurais voulu à l’époque venir en aide à des gens dans le besoin. Mais moi-même je vivais dans une famille modeste. En tout cas, en encourageant mes enfants à faire ce que je n’ai pas pu faire est, en quelque sorte, un moyen de me rattraper.

Une cause dans laquelle les enfants se retrouvent

Les enfants sont plus enthousiastes que jamais de renoncer à une partie de leur insouciance pour venir en aide aux plus démunis. C’est ma plus grande satisfaction. Mais quand je leur demande de faire preuve d’humilité en évitant de parler de leur participation caritative, ils ne veulent rien entendre. Le fait est qu’ils ont l’habitude de raconter ce qu’on fait de la tirelire à leurs camarades. Mais finalement, je me suis dit qu’en racontant leur expérience en famille, les enfants inspireraient peut-être les autres à faire de même. Car les 150$ ou 200$ qu’on donne habituellement ne constituent qu’une infime partie du budget nécessaire pour le soutien aux familles d’accueil, la scolarisation de milliers d’enfants, la construction d’hôpitaux… Je me rends compte tout de même qu’à force d’être trop perfectionniste, de mettre la barre trop haut, j’ai tendance à voir le verre à moitié plein. Ma sœur, qui vient de commencer à travailler pour une compagnie de remplacement toiture levis me l’a fait remarquer. Et pour une fois, j’ai reconnu de vive voix que sa remarque était juste…