Un projet de plus en plus prenant ! - Erik McNicholl
Erik McNicholl

Joueur de poker, je parcours la planète pour jouer dans les plus grands tournois de poker au monde. Je n'ai pas encore réussi à gagner le plus gros montant accordé à ce jour, mais j'y travaille. J'aimerais vous raconter ici toutes les aventures que je vis partout dans le monde. Les cultures différentes auxquelles je dois m'adapter, les personnes merveilleuses que je croise et celles avec qui je partage mon quotidien. J'espère que tous mes billets sauront vous divertir autant que j'aurai du plaisir à les écrire.

Un projet de plus en plus prenant !

Un projet de plus en plus prenant ! - Erik McNicholl

Je n’avais pas compris que Sylvie et Marc venaient partager notre repas du dimanche midi. Ordinairement, ce jour-là, précisément, j’ai l’habitude de prendre un dîner léger, puis de m’installer dans mon divan pendant quelques heures, pour un repos bien mérité. Je n’apprécie pas toujours d’avoir des invités à ce moment de la semaine, mais nous ne pouvions voir nos amis un autre jour. J’ai donc dû me résoudre à faire une croix sur mon dimanche après-midi habituel de tranquillité, et je dois le dire, de football. J’avais entrepris de commencer un magazine sur le sport, quand j’ai reçu un message de mon fils. Il me demandait s’il pouvait passer le dimanche suivant, car il voulait me parler d’un projet qui lui tenait à cœur. Je devrais donc passer deux fins de semaine de suite, sans prendre cette pause que j’aime tant. J’ai préféré être patient, plutôt que de manifester mon mécontentement.

Ce furent finalement quatre fins de semaine qui se succédèrent ainsi, sans se ressembler. Après mon fils, ce fut Lucie qui vint, ma belle-sœur, elle était de passage pour quelques jours dans notre ville. Nous l’avons donc hébergée. Ensuite, Pascal et Gina nous ont invités à partager le repas qu’ils organisaient pour réunir autour d’eux leur famille et leurs amis, à l’occasion du dixième anniversaire de leur union. J’ai passé le dimanche suivant cette invitation, confortablement installé sur mon divan préféré, à regarder les documentaires que j’avais manqués. Je regarde des émissions sur la chasse et la pêche. Elles ne se suivent pas, mais je préfère toutes les voir, car le sujet me passionne. Je n’ai pas décollé mes yeux de l’écran pendant trois heures. J’ai fini par m’assoupir avant que ma femme me réveille. Elle avait préparé le souper, et elle souhaitait que je m’attable avec elle.

Elle me parla du planificateur financier St-Lambert qu’elle devait rencontrer le lendemain, de la chienne de notre autre fils, qui avait été opérée pour un problème de reins, de Nicole qui voulait racheter la maison de leurs parents à Monique, de Christophe et ses nombreux enfants, des nouvelles lunettes de Virginie et de l’exposition des tableaux de Renée dans une galerie d’art. Toutes ces informations ne me parvenaient que par bribes, et je ne parvenais pas vraiment à fixer mon esprit sur ce qu’elle me disait. Nous avions presque terminé notre repas, quand j’ai senti que la fatigue me reprenait le peu d’énergie que j’avais encore. Je suis parti me coucher pour un sommeil réparateur et très agréable.